Une suite décrit une quantité qui évolue rang après rang. Les suites arithmétiques et géométriques donnent les modèles de base ; pour une récurrence, on cherche souvent des bornes et une monotonie avant d'identifier, si la fonction est continue en la limite, cette limite comme un point fixe. Le théorème de convergence monotone, les suites adjacentes, les encadrements et les suites auxiliaires permettent de traiter les situations de niveau Bac Sciences Maths.
I. Définir une suite et lire son évolution
II. Suites arithmétiques
III. Suites géométriques
IV. Limites de suites et calculs usuels
V. Monotonie, bornes et convergence
VI. Suites définies par
VII. Suites auxiliaires et linéarisation
VIII. Suites adjacentes
IX. Composition et encadrement
X. Résoudre un problème de suites
Questions fréquentes
Comment prouver qu'une suite récurrente converge ?
On cherche souvent un intervalle stable contenant tous les termes, puis une monotonie ; selon la récurrence, une suite auxiliaire ou l'étude des sous-suites paires et impaires peut être nécessaire. Si la suite est croissante et majorée, ou décroissante et minorée, le théorème de convergence monotone assure qu'elle converge. On peut seulement ensuite passer à la limite dans la relation de récurrence, à condition que la fonction soit continue en cette limite.
Pourquoi résoudre l'équation l = f(l) ne suffit-il pas ?
L'équation donne uniquement les points fixes de , donc les limites possibles d'une suite vérifiant lorsque est continue en . Elle ne prouve ni que la suite converge ni qu'elle reste dans le domaine considéré. La convergence doit être établie séparément, par exemple par monotonie et bornes.
Quand deux suites sont-elles adjacentes ?
Deux suites sont adjacentes lorsque l'une est croissante, l'autre décroissante et que leur différence tend vers zéro. Elles convergent alors vers la même limite ; si , l'encadrement fournit aussi une précision numérique certifiée.
Comment trouver une suite auxiliaire ?
Pour une récurrence affine avec , on calcule son point fixe puis on pose : la suite devient géométrique. Pour une récurrence homographique possédant deux points fixes et , le quotient est souvent le bon changement de variable, lorsque les dénominateurs ne s'annulent pas.